Comme tous les ans, la négociation annuelle obligatoire se tient portant “sur la rémunération, notamment les salaires effectifs, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise”. Cette année elle a démarré le 14 janvier, puis il y a eu remise des documents comportant les statistiques sur l’emploi et les rémunérations le 17 janvier. A partir de ces documents, nous avons faits les constations et demandes suivantes.
Constatations sur les données
Nous avons repris les chiffres de rémunérations annuelles sur les 3 dernières années (pour salariés à temps plein, salaire + toutes primes confondues) et comparé avec la moyenne de l’année précédente augmentée de l’inflation, tracé pour cadre/AM :

On observe que la rémunération moyenne des cadres 450 prend légèrement du retard face à l’inflation, et que celle des agents de maitrise s’y maintient juste (probablement grâce aux augmentations générales).
Par ailleurs on a comparé les rémunérations pour comparer la situation des femmes et des hommes :

On observe des écarts de rémunérations en faveur des hommes, pour les ETAM (AM+HM) et pour les cadres. Pour les ETAM, cet écart existe dès le 1er décile, donc dès l’embauche puis s’accentue sur la moyenne avant de s’inverser sur le dernier décile (attention si on regarde la population AM seule, l’écart s’accentue sur le dernier décile).
Pour les cadres, l’écart existe également sur le 1er décile puis s’atténue avant de raugmenter fortement sur le dernier décile. Un petit point d’attention sur 2019 avec un écart qui se crée (mais la médiane reste identique pour les 2 populations, ce qui semble rassurant).
Une vigilance continue sur ce sujet nous semble important, notamment sur le 1er décile : il est ennuyeux que des écarts existent à l’embauche.
Demandes
Un certain nombre d’indicateurs étudiés par les élus CFDT montrent que le contexte économique reste favorable. En effet, le groupe SG se porte toujours bien avec un CA en augmentation de 3,4% (sur les 9 premiers mois). Ces chiffres se traduisent entre autre par une augmentation du dividende de 2,3% en 2019. Par ailleurs dans le dernier communiqué de presse de résultats (24 octobre 2019), rappelle dans ses priorités son « engagement en investissements R&D pour soutenir sa stratégie de différenciation et de solutions à plus forte valeur ajoutée ». Nous souhaitons que cet investissement soit un investissement humain par un effort soutenu en faveur de ceux qui font la R&D.
Enfin le coût horaire des personnes travaillant à SGR Paris et facturé au client a augmenté de 5% en 2019, il semble normal qu’une partie de cette augmentation soit affectée à l’augmentation des salaires.
Comme un grand nombre de démissions ont été observées en 2019, il nous semble nécessaire que SGR Paris reste un centre de recherche attractif pour de jeunes talents, où il fait bon travailler et s’épanouir pour continuer d’assurer une bonne qualité de nos prestations. Pour cela nous voyons 2 leviers : continuer à s’engager pour le bien-être au travail et bien sûr une politique salariale forte. Sur ce dernier point, il nous semble par ailleurs important que le travail soit mieux récompensé que le capital.
Parce que le salaire reste la préoccupation principale des salariés, nous demandons une enveloppe d’augmentation de 3,3% comprenant :
- une augmentation générale de 2,3% aussi bien pour les ETAM que pour les cadres pour pour s’aligner sur l’augmentation du dividende et améliorer le pouvoir d’achat de tous les salariés ;
- une augmentation individuelle de 1% et ceci afin que les augmentations soient significatives dans un contexte de reprise du marché de l’emploi (le nombre de démission a encore augmenté l’année dernière).
Nous demandons également une revalorisation de la prime de vacances de 125€ pour la porter à 1900€.
Pour la partie qualité de vie au travail, nous avons commencé à identifier des pistes autour de la parentalité, de la mobilité, des congés, etc…