Une journée de solidarité a été instaurée par la loi du 30 Juin 2004 relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées. L’équivalent de 0,3 % de masse salariale est collecté par les URSSAF au profit de la “Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie” dont le but est de financer des actions en faveur des personnes âgées en perte d’autonomie et des personnes handicapées. En contrepartie, l’entreprise peut demander à chaque salarié de travailler gratuitement une journée supplémentaire chaque année. Le choix du jour travaillé est laissé à la discrétion de l’entreprise.
De la même manière qu’en 2022, la direction de SGR Paris a proposé que la journée de solidarité soit placée au 25 décembre 2023 mais que ce jour ne soit pas travaillé avec le positionnement d’un JRTT employeur à cette même date.
Les élus CFDT au CSE désapprouvent cette solution pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’utilisation d’un RTT employeur en 2e partie d’année sur un jour férié fait perdre un des intérêts de ce jour de repos. Un RTT employé positionné dans le 2ème semestre était un jour non travaillé appréciable pour les salariés embauchés en fin d’année, pour qui les congés sont précieux. De plus, cette journée de solidarité est une journée de 7h pour les personnes à temps complet car basé sur le temps de travail légal en France soit 35h par semaine. Le temps de travail à SGR est de 37,5h par semaine ce qui donne droit à des JRTT de 7,5h. Cette différence est imperceptible pour un salarié au forfait jour mais l’est pour tous les autres et encore plus pour ceux à temps partiel. La note impose de récupérer ce temps sur la semaine du 25 décembre or de nombreux salariés seront en vacances. Ce qui reviendra à ce qu’ils perdent ce temps. Nous demandons que ce temps de repos soit récupéré sur une autre semaine.
Enfin, après deux années de bénéfice record pour le groupe Saint-Gobain, et ce malgré la crise que nous avons traversée, cette journée pourrait être offerte aux employés comme cela est fait par ailleurs dans de nombreuses autres entreprises. La direction du groupe Saint-Gobain s’enorgueillit régulièrement du grand engagement de ses collaborateurs : offrir cette journée serait une preuve concrète de la reconnaissance de cet engagement.
Dans ces conditions, les élus CFDT au CSE donnent un avis défavorable aux modalités d’application de la journée de solidarité à SGR.