Voici l’avis que nous avons rendu au dernier CSE. Le reste du compte-rendu arrive bientôt !
La consultation sur la situation économique et financière de Saint-Gobain Recherche, instituée par l’article L2323-12 du code du travail, a débuté au CSE de juin puis s’est prolongée au CSE de juillet avec une série de questions des élus.
Sur la base des éléments fournis, nous constatons les points suivants :
L’ensemble des recettes R&D de SGR Paris est de presque 71 M€ en hausse de 4,2 %. En parallèle, les dépenses ont augmenté de 3 % pour atteindre 71 M€. Cette augmentation est en grande partie due à l’augmentations des dépenses de personnel (hausse des salaires et augmentation de l’effectif).
Malgré la hausse d’effectif moyen, la charge de travail est encore ressentie comme étant très importante par les salariés. Nous pensons que deux éléments peuvent expliquer cela : d’une part il semble donc que la hausse du tarif de SGR n’ait pas suffisamment été prise en compte par nos clients qui attendent trop de travail pour une somme donnée ; et d’autre part, le grand nombre d’études à petits budgets, qui demandent beaucoup de reporting par rapport au budget. Il nous semble nécessaire qu’un effort de pédagogie en direction des clients soit fait par le Comité de Direction, car les ingénieurs de recherche et les chefs de groupe n’ont pas le poids nécessaire pour être entendu sur ce sujet. Nous notons favorablement que la Direction a pris en compte le problème en fixant un objectif de réduction du nombre d’études à petits budgets.
Dans cette même optique, nous invitons la Direction à réévaluer le nombre de techniciens dans les équipes. Cela permettrait de mieux répartir le travail de laboratoire et de leur donner plus de temps pour participer à la réflexion sur les études, aux réunions pour comprendre les clients, à l’écriture des notes, etc. Leur coût étant plus faible, on offrirait alors au client une plus grande quantité de travail par budget.
Au final, le résultat d’exploitation est à l’équilibre et le résultat net largement positif (environ 5 M€) grâce au Crédit d’Impôt Recherche. Celui-ci représente la somme très importante de 20 M€ en 2024, dont les ¾ sont remontés à la R&D centrale sous forme de cotisation GIE. Le devenir de cette somme est opaque et échappe à cette consultation. Nous aimerions qu’on nous explique clairement quel impact le CIR a sur notre niveau d’activité et comment il soutient notre compétitivité.
Concernant la prévision 2025, des éléments nous questionnent : SGR commence à amortir le coût de la T21 et le dispositif Jeunes Docteurs du Crédit d’Impôt Recherche disparaît. À date, la compensation dans nos comptes de ces deux éléments ne semble pas encore déterminée. Le coût de construction des laboratoires de la T21 fera l’objet d’un crédit d’impôt (CIR) mais cela ne suffit pas à compenser l’ensemble.
Pour 2026, l’opacité du futur financier de SGR s’épaissie encore d’avantage, avec d’une part, des réductions de budgets R&D annoncées chez tous nos partenaires, d’environ 5 %, et d’autre part les mouvements importants d’activités qui se profilent avec le départ annoncé de la R&D de Sekurit de SGR et l’arrivée supposée de tout ou partie des budgets R&D Glass actuellement chez à SGR Compiègne et Germany. Ces évolutions nous semblent entrainer beaucoup d’incertitudes sur les budgets futurs de SGR. Cette inquiétude est partagée par beaucoup de nos collègues.
En conclusion, la situation économique de SGR paraît saine même si beaucoup d’incertitudes se profilent pour 2025 et 2026.
Les élus CFDT au CSE de SGR Paris émettent donc un avis favorable sur la situation économique et financière de SGR pour l’année 2024.