Négociation annuelle obligatoire… infos tardives

Honte à moi, j’ai tardé à mettre à jour le blog (les affiches elles ont été mises au fur et à mesure). Je rattrape donc les différentes affiches en post successifs : on commence par ce que la CFDT a porté à la réunion du 27 janvier

Constatations / questions sur les données

On a suivi les départs « mutation + démission » ces dernières années :

 

2016

2017

2018

2019

2020

2021

30

27

35

33

28

50

On atteint donc des records de départ en 2021 ! Oui le covid y est certainement pour quelque chose : ça a été l’occasion pour certain-e-s de réfléchir à ce qui était important pour eux. En discutant avec les collègues partis (toutes catégories confondues), on identifie les points suivants :

  • Le cadre de travail: le nouveau bâtiment sera le bienvenu pour progresser sur ce point, en attendant le télétravail est un élément important du confort des salariés
  • Le manque de perspectives d’évolution et donc de progression salariale marquée
  • Le salaire qui oblige à faire des choix cornéliens sur les logements entre temps de trajet et nombre de m²

On a également retracé les différentes données en fonction des années :

La disparition des données sur les déciles rend la comparaison des situations homme-femme réellement difficile. On constate néanmoins un écart persistant sur les moyennes, et encore plus important sur les médianes, pour les ETAM. Il est important d’identifier les écarts pour les réduire.

Chez les cadres les moyennes qui jusqu’en 2018 étaient quasi confondues ont désormais un écart marqué qui ne se résorbe pas, et on observe un léger écart qui se crée sur les médianes : il faut y être vigilant. Les données du 1er décile seraient précieuses pour vérifier que l’écart n’est pas déjà présent à l’embauche.

Enfin la majorité du personnel concerné par ses chiffres sont des salariés des départements scientifiques. Serait-il possible de vérifier que les courbes des services support suivent les mêmes pentes ?

Demandes

Saint-Gobain a fait des résultats records (c’est notre directeur général qui le dit) : c’est le fruit des efforts collectifs de tout le personnel du groupe.

SGR participe à la bonne santé du groupe, et notre travail est apprécié comme cela se voit dans la croissance de son chiffre d’affaire. Or, on le dit tous les ans mais c’est parce qu’on en est convaincu, la richesse de SGR c’est son personnel !

Face à ces bonnes nouvelles pour le groupe et notre entreprise, ce qu’attendent les salariés c’est du salaire, plus que tout autre avantage. Nous demandons donc une enveloppe d’augmentation comprenant :

  • Pour les ETAM:
    • 3% AG qui permet de maintenir le niveau de vie face à une forte inflation à 2,8% en 2021 (et ça n’a pas l’air de s’améliorer)
    • 2% AI pour récompenser les progressions de manière marquée
  • Cadres :
    • 1% AG (1,8% c’est l’écart maximum à l’inflation constaté ces dernières années pour ceux qui n’avaient pas d’AI)
    • 4% AI pour essayer de retenir nos talents

2 200€ de primes vacances : cela a l’avantage de toucher tous les salariés de la même manière. Face au travail qui s’intensifie, avoir les moyens de se reposer dans de bonnes conditions est important

Nous demandons la création d’une nouvelle tranche d’ancienneté à partir de 20 ans comme cela a été fait à SGR Provence : il est important que les carrières longues continuent à voir progresser leurs salaires

On souhaiterait également renégocier en juillet si le taux d’inflation dépasse 2% constaté sur 6 mois au 31 juin