Avis des élus CFDT sur la politique sociale de SGR

Voilà le texte de notre avis sur la politique sociale 2019, lu en CSE le 23 juin dernier.

Conformément à l’article du code du travail L2323-15, la consultation « sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi » a démarré lors de la réunion du CSE d’avril par l’examen des différents documents, poursuivie par une discussion lors du CSE de mai.

A partir de ces différentes informations, nous faisons les remarques suivantes : 

  • Sur l’emploi, il y a peu de recours à l’interim et aux contrats courts. Nous sommes satisfaits de cela. Le recrutement de 2 nouvelles personnes à l’EHS (1 remplacement et 1 création de poste) nous semble être une très bonne chose. C’est une demande que nous avions formulée l’année dernière et qui permettra une meilleure efficacité de cette fonction support indispensable pour la sécurité de tous.
  • On observe entre 2017 et 2019 une augmentation de la part des démissions dans les départs de SGR (+14%), corrélé avec une baisse des mutations dans le groupe (-15%). Il nous semble dommage que le groupe ne soit plus la destination privilégiée des sortants de SGR et que les compétences acquises soient perdues pour le groupe.
  • Concernant le handicap, l’obligation de SGR en terme d’emploi de personnes handicapées continue de baisser, ce que nous regrettons. Notre entreprise est certainement à même d’adapter les conditions de travail à divers handicaps. La sous-traitance est certes une voie pour remplir cette obligation mais nous renouvelons notre souhait que cela se traduise aussi par des embauches en CDI. S’il est difficile de trouver des candidats, peut-être faut-il participer à des forums spécifiques tels que TalentsHandicap en ligne ou participer à la formation via de l’apprentissage/alternance.
  • L’apprentissage concerne 10 personnes à SGR avec un meilleur équilibre homme/femme que l’année précédente. SGR remplit là une fonction utile de formation et y gagne un vivier d’embauche notamment de profils ETAMs. Il est donc intéressant que l’équilibre homme/femme y soit bon. La possibilité d’encadrement par des ETAM de SGR nous semble enrichissante et utile pour la transmission de leurs savoirs. Pour ce qui est de la taxe d’apprentissage, nous regrettons toujours qu’une partie de la somme soit imposée par le groupe en direction de grandes écoles qui n’ont pas de problèmes de financement. L’attribution du reste finance un collège local et des associations d’insertion professionnelle, et nous y sommes très favorables.
  • Concernant la formation, nous pensons que la priorisation des formations gérées au niveau des départements et des groupes est une bonne chose : cela permet d’être au plus près des besoins des salariés, et de mieux comprendre les choix faits. Nous souhaitons signaler que le nombre d’heures de formation accordées est important, ce qui est positif afin de conserver et développer les compétences des salariés. Le budget prévisionnel de 2020 apparaissait moindre que celui de 2019 (2.96% contre 4.33% de la masse salariale). Ce budget devait encore être affiné pour arriver sur une situation proche de l’an dernier : nous espérons que les récents évènements et les besoins d’économie ne viendront pas amputer les efforts de formation. Nous sommes conscients que les formations en présentiel seront certainement adaptées au vu de la situation sanitaire. Peut-être est-ce aussi le bon moment pour déployer plus largement l’outil Boost parmi les collaborateurs de SGR Paris.
  • Enfin sur l’égalité professionnelle, nous constatons que l’effort de recrutement de collaboratrices est maintenu par la direction et nous rapproche de l’objectif de 40% en 2020. La plupart des différences observées dans les données fournies par la direction sur les salaires et les progressions de carrières sont expliquées par des pyramides des âges différentes ou des cas particuliers et ne semblent pas provenir de biais systémique. Cette égalité semble se maintenir jusqu’à l’échelon chef·fe de projet, voire chef·fe de groupe. À ce titre, la création du titre de chef·fe de projet R&D a permis d’équilibrer les nominations. Tous ces indicateurs décrivent donc une situation globalement satisfaisante. Cependant nous déplorons à nouveau la très faible représentation de femmes dans les plus fortes rémunérations de l’entreprise. Bien que ce chiffre reflète une évolution sur le long terme, nous demandons à la direction d’être particulièrement vigilante sur les candidatures et nominations de femmes aux postes de haute responsabilité.

Nous avons également quelques remarques sur des sujets non discutés pendant les réunions et qui nous semblent importants dans le cadre de cette consultation :

  • De nombreux salariés sont volontaires pour être source de propositions via des groupes de travail, comme pour les espaces de convivialité, le livret d’accueil…. Cependant la concrétisation des idées de ces groupes semble difficile. De manière générale, la prise de décision a été notée « longue » lors de l’enquête SG&moi et la prise d’initiatives par les salariés est peu encouragée car de nombreuses validations sont nécessaires avant de pouvoir faire quelque chose, ce qui est décourageant. Plus de confiance et de responsabilités accordés aux salariés volontaires permettrait d’alléger le travail des fonctions supports. Nous pensons qu’un changement d’état d’esprit pourrait être possible pour gagner en agilité.
  • L’année dernière nous avions attiré votre attention sur le flou qui existe sur les passages de coefficient pour les ETAM. La situation actuelle n’est pas forcément favorable pour mener cette réflexion mais il nous semble important de retravailler ce sujet pour clarifier les situations à la fois pour les ETAM mais aussi pour les managers.
  • Le télétravail a commencé à se déployer en 2019 et nous avions fait un retour positif de l’expérience pour les salariés avec le souhait que le télétravail se déploie encore plus fortement pour ceux qui le souhaitent. Le recours au télétravail a été massif durant cette période d’épidémie, ceci afin de préserver la continuité de l’activité de l’entreprise. Cette situation inédite nous a appris que ce nouveau mode de travail était compatible avec notre activité et bénéfique à la fois pour l’entreprise et le salarié, cadre comme ETAM. De nombreux collègues se sont d’ailleurs déclarés satisfaits de pouvoir en bénéficier occasionnellement pour pouvoir travailler au calme ou s’éviter la fatigue du trajet. Nous souhaitons que cette situation puisse perdurer au-delà de la crise pour les collaborateurs qui le souhaitent et nous serons attentifs aux réponses données aux demandes des salariés.
  • Enfin nous attirons votre attention sur la charge de travail pour 2020. Le recours au chômage partiel engendre indéniablement un retard dans la réalisation des études. La direction et le management doivent être attentifs à ce que ce retard soit pris en compte par les BU par la mise en place de nouveaux objectifs réalisables et cohérents avec une charge de travail normale. De plus la période qui vient de s’écouler a parfois été difficile pour les salariés : angoisse due à la situation sanitaire, maladie de proches, situation familiale compliquée…Il est important d’être attentif à la situation de chaque salarié.

Globalement, la situation sociale de SGR est correcte et les élus CFDT au CSE rendent un avis favorable.  Néanmoins nous restons attentifs à l’ambiance générale qui risque de se dégrader à cause de la situation sanitaire et économique.